1993

 

     

Le 25 mai 1993

  Quelques heures avant sa mort  et son départ pour le campo éternel notre fondateur Claude Pelletier nous laissait ce message a la fin de son dernier livre sur Bayonne sept siècles de premières

Aux Bayonnais des temps futurs:

Si par quelque hasard miraculeux, vous parvient un jour le vestige de cette tauromachie – pour vous, sans doute, révolue – et si, par quelque prodige d’humanisme préservé – c’est-à-dire d’affectueuse curiosité pour l’humain - vous vient encore la fantaisie de vous interroger, sur nous, et sur notre absurde passion « barbare », sachez que nous n’avons rien à dire pour nous expliquer !

            Encore moins pour nous défendre !

            Pensez de nous ce que vous voudrez.

            Essayez peut-être de comprendre que nous avons aimé Bayonne – notre cité – et que c’est déjà un sentiment anachronique.

            Mais tellement puissant !

            Nous étions des hommes simples, frustes et de peu d’instruction.

  Il nous suffisait de fermer les yeux pour voir tant de visages disparus – qu’on a aimés trop tard – de lieux perdus et de bonheurs finis….

            Cela nous faisait tant de bien !

            Je le répète : nous étions simples !

            C’est pourquoi nous nous sommes crus heureux….

            Et, franchement, nous l’avons été !

            Par exemple, à travers cette tauromachie !

            Nous y avons ( pardonnez-nous l’outrance) célébré l’exaltation de l’homme au-dessus de son précaire et douloureux destin.

            Voilà qui vous paraît sans doute excessif, étrange, et même ridicule.

Mais à notre époque, nous avions besoin de croire l’homme capable de courage, d’intelligence et de beauté. D’y croire fort.

            Cela nous rassurait pour vous, notre avenir lointain.

            J’espère que ces valeurs sont si universelles pour vous qu’elles n’ont plus besoin d’être démontrées.

            Mais si, pour finir, quelque chose en nous vous paraît encore obscur, remontez quelques siècles de plus.

            Écoutez Villon, comme nous :

            « Frères humains qui après nous vivrez… »

            Il vous expliquera !

            Ce n’était pas un aficionado, mais il était si près de nous !

                                                                                  Claude PELLETIER

 Ce texte est écrit sur une plaque aux arènes de Bayonne ainsi que dans notre pena

 

Pour le souvenir aux arènes de  Bayonne

C'est le centième anniversaire de la construction des arènes de Lachepaillet. Ci dessous une vue de ses arènes lors de son inauguration

 

La Pena taurine organise des manifestations : Projections de films, vidéos, expo d'images, intermèdes musicaux par des groupes locaux, débats au théâtre ; messe aux arènes Marcel-Dangou avec Argileak ; grand repas animé au trinquet moderne.

Pour la corrida goyesca du centenaire, le dimanche 8 août, défilé d'époque, sévillanes et des toros de Palla pour L.F. Espla (sifflets et sifflets), Milian (salut + 1 or.), Mendès (1 + sifflets). Face à un novillo d'Elizondo, la cavalière Marie Sara, torée bien à cheval mais tue mal.

Le 14, sous la pluie, des Arjona pour

 J. Mora (salut + vuelta), Joselito (sil.+1), Ponce (salut + silence).

Le 15, des Fraile pour

D. Gonzalez (sal. + sal.), El Fundi (1 + salut + vuelta), F. Martins (sérieusement blessé à une narine par une corne à son premier).

Le 16, des El Torreon pour

Manzanares (appl. + sil.), Rincon (salut + sal_), M. Sanchez (vuelta + 1).

Le 4 septembre, le mano a mana prévu entre Rincon et Ponce ne peut avoir lieu, ce dernier étant blessé, des Los Bayones pour

Rincon (sal. + sil.), J. Mora (sil. + sil.), M. Sanchez (sal.+1).

Le 5, des V. Martin pour

D. Gonzalez (sal.+l ), Milian (ovation + sil.), Mendès (vuelta + sil.).