1975

     
 

 

INAUGURATION DU NOUVEAU SIEGE  

Photos inauguration

Notre Peña a 32 ans. Nous venons d'aménager dans de nouveaux locaux situés quai Montevideo en bordure de l'Adour

En cette occasion voici le discours d'inauguration de notre président JL Harriet

Chers amis aficionados,

En préambule, au nom de notre peña, je remercie toutes les personnes qui ont participé à la rénovation de ce beau local. :

           Siège de la Peña Taurine Côte Basque, désormais.

-Les services municipaux, l’architecte, les divers corps de métiers, les bénévoles qui ont décoré ce lieu. Avec une mention spéciale à notre Alcalde, qui a tenu sa parole et sans qui rien n’était faisable. Soulignons également  son  action importante pour la fiesta brava, avec la mise en place de la commission taurine et son fonctionnement collégial, le tout, bien conduit par le directeur des arènes : Olivier Baratchart.

Actuellement, ces innovations, sont reprises des deux cotés des Pyrénées.Nous savons tous, que faire évoluer le monde taurin n’est pas simple, mais avec du bon sens et de la volonté, c’est possible. Enfin, merci à vous tous, qui êtes venus participer à cette fête, qui est aussi celle, de toute l’aficion Bayonnaise.

Après 32 ans d’existence, la Peña Taurine Côte Basque s’amarre au quai Montevideo, sur ces allées marines, chères au cœur des vieux Bayonnais. Tout un symbole pour ceux qui aiment notre cité. Fortifiée par Vauban, elle hébergea les militaires, fût le refuge des corsaires, des israélites chassés par l’inquisition, des carlistes puis des républicains fuyant l’Espagne, etc…. C’est cette diversité, qui forgea son identité et son caractère si particulier.

 Bayonne, ville franche, indépendante, anglaise fort longtemps, ouverte au monde par son accès  à l’océan, était aussi le relais commercial de tout le sud Gascogne, grâce à l’Adour. Les voies maritimes et fluviales, furent durant des siècles les axes principaux, de  commerce et de communication de l’humanité.

Ce rappel du passé me semblait nécessaire, afin de démonter la machination mises en place, depuis quelques mois, par les Anti corridas, aidés en cela par certains médias plus avides de sensationnel que de vérité.

Quelques braillards autour des arènes ce n’est pas gênant, plus pernicieux et dangereux, sont les slogans véhiculés par ces gens là, notamment : « La tauromachie n’est pas notre culture ! », d’où viennent ils pour affirmer une telle ineptie…. Derrière ces affabulations, se cache un désir évident de réécrire l’histoire à son avantage, ce n’est, ni plus ni moins, que du révisionnisme et nous

savons où cela mène…Prenons  garde,  restons unis,  ne cédons rien. !

La tauromachie n’est pas qu’ibérique, comme on souhaiterait nous le laisser croire. Sûr le fronton, au dessus du bar, vous avez quelques élevages : Domecq, Aguirre, Zalduendo, Miura et j’en passe, ces noms là, sentent bien notre terroir, mais, peu importe, ne nous prêtons pas à ces comparaisons ethniques, nous entrerions dans le jeu de ces gens là…Ici, depuis toujours, nous avons vécu au rythme du ballon ovale l’hiver, et des toros l’été .Sans voiture, sans télé, c’était la sortie dominicale. .Ceci est vrai, pour tout le bassin du bas Adour : Aire, St Sever, Hagetmau, Orthez, Mt de Marsan, Dax, Tyrosse, Bayonne sans oublier tous ces petits villages des Landes et du Béarn.

Le Lundi et souvent dans la semaine, les conversations dans les ateliers, les marchés, les cafés sont axées sur le match ou la course du dimanche. Pour nous, plus spécifiquement : L’hiver, l’Aviron à Jean Dauger, l’été, les toros à Lachepaillet .On aime, ou on n’aime pas, mais nier, voire renier ces faits, c’est refuser son identité, refuser, tout simplement d’être Bayonnais.

Hier, c’était mon père qui m’emmenait à St Léon et aux arènes, aujourd’hui, c’est moi qui y emmène mes petits fils… ils adorent ça…Partager son aficion, c’est la meilleure réponse que l’on puisse donner à ces faiseurs de culture. Nos contestataires peuvent continuer à jouer les donneurs de leçons, et, si par hasard ils étaient sincères, ils feraient mieux de dépenser leur énergie et leur argent à défendre les causes humanitaires, qui ne manquent pas, malheureusement, mais c’est un combat autrement  plus difficile, plus risqué, et sans publicité, celui là…nôtre liberté, nos us et coutumes, nos traditions, nous appartiennent. On les tolère, ou l’on se déplace pour  rejoindre une contrée sans arène et sans toro.

En s’inspirant du 4ème article de la première déclaration des droits de l’homme et du citoyen, d’Août 1789, Jean JAURES, autorité morale incontestée, soulignait :

« La liberté des uns, s’arrête là où commence celle des autres ! »

Cette citation républicaine est d’une éternelle actualité. Détracteurs, venus d’ailleurs, vos états d’âmes ne nous concerne pas, laissez nous vivre notre aficion, ici, chez nous, nous n’en demandons pas davantage…

               Aujourd’hui, la Peña Taurine Côte Basque est ouverte à tous et entend le rester. Elle continuera son rôle éducatif, en respectant toutes les formes d’aficion. Ce local, permettra de parfaire ce besoin essentiel, dans les meilleures conditions.

         Recevoir et apporter la lumière, à défaut de porter l’habit, à tous ceux qui le désirent. Ce principe est un, des fondements immuables,  de la Péña Taurine Côte Basque.

 Merci ,et dés ce printemps,   Vamos a los toro

 Jean-Louis HARRIET 

Président de la pena taurine cote basque

 

Communique de la FSTF

Le Tercio des piques à la dérive !

 

Le tercio des piques est aujourd’hui à la dérive, c’est ce que l’on constate dans la plupart des arènes. Il s’agit pourtant, même si la façon de toréer évolue, d’une phase essentielle de la lidia du toro. Le public sait apprécier, et il le prouve, un bon tercio des piques avec un toro de respect brave et fort…

Cette situation est due au laisser-aller des organisations, des CTEM, des Présidences, mais aussi bien sûr aux maestros et aux picadors. Il est pourtant possible de revenir à un minimum de sérieux si chacun le veut véritablement.

 

Aujourd’hui, il est question d’utiliser la puya du règlement andalou dans certaines arènes françaises, alors qu’elle n’est pas conforme au règlement de l’UVTF en vigueur ! et que ce n’est vraiment pas la panacée, mais plutôt l’arbre qui cache la forêt …

En effet, il faudrait d’abord et d’urgence, que dans TOUTES les arènes quelle que soit leur catégorie, ces différents points soient respectés (ce qui est déjà le cas dans quelques arènes qui respectent l’éthique et le règlement de l’UVTF) :

-                 Un délégué aux piques (membre de la CTEM) doit faire respecter le sens de montage correct de toutes les puyas sur les palos. Il doit vérifier également l’utilisation dans le bon sens au moment de la réalisation de la pique depuis le callejon et dans ce cas, faire savoir au contrevenant éventuel que l’infraction a été relevée. Une puya utilisée à l’envers (avec une arête de la pyramide vers le haut) fait « ouvre-boîte », donc beaucoup plus de dégâts… Si aucune vérification n’est effectuée, les puyas sont quasi systématiquement montées à l’envers ! Lors d’une récente corrida concours les puyas étaient montées à l’envers avant d’utiliser les piques de tienta !....

-                 Les lignes concentriques doivent être tracé à 7 et 10 mètres de la barrière. Si le ruedo est petit, il vaut mieux tracer des arcs de cercle seulement à l’endroit où se déroule le tercio des piques, c’est-à-dire le plus loin possible de la porte du toril. Un trait perpendiculaire permet au picador de mieux situer son positionnement. Si les lignes sont plus proches de la barrière, le cheval se retrouve trop souvent poussé contre la barrière, ce qui va épuiser ou « décourager » le toro !

-                 Le Président doit toujours rencontrer les maestros avant le paseo pour les informer du sérieux de la plaza et de sa volonté de diriger la course dans ce sens. Il devra les prévenir également qu’il fera effectivement donner deux piques minimum et plus si nécessaire comme le prévoit le règlement. Les piques ne devront pas être longues et assassines mais plutôt permettre une rencontre supplémentaire. Une seule pique est une aberration, la réelle bravoure ne s’exprime qu’à partir de la deuxième rencontre. Il est courant de voir une première pique longue et forte qui en vaut deux, voir trois normales…

-                 Il faut aussi bien sûr que les maestros soient encouragés à remettre ce premier tiers en valeur (par l’organisation, par le public et ... par les reseñas ! ) A ce sujet, lors de la dernière feria de Vic-Fezensac, le public a été exemplaire en faisant savoir à Antonio Ferrera qu’il n’appréciait pas son attitude durant le tercio des piques…

 

Combien de cariocas, de piques « marteau-piqueur », qui durent une éternité, dans le dos du toro, avec des dégâts énormes : plaies très profondes, les vertèbres et les épaules détériorées … Oui, il y a aussi les effleurements sur les toritos des corridettes commerciales !

Mais alors, la puya andalouse ?

-1cm de moins de la pointe de la pyramide au croisillon de garde,

-Une pyramide légèrement plus petite : moins 3 mm de longueur d’arête,

-Un tope (la corde ou le butoir (!) sur la puya utilisée aujourd’hui) plus fin de 4mm en haut et 5mm à la base, il a une forme plus triangulaire et il est en bois ou en pvc,

Ce qui veut dire une puya qui rentre plus facilement jusqu'à la garde, qui théoriquement entre moins profondément, mais qui par sa forme quasi triangulaire et sa matière agrandit plus facilement la plaie, surtout si elle est montée à l’envers !...